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Batteur. Le gars à qui on ne demande qu’une chose dans un groupe de Hard Rock : taper (très) fort sur ses fûts et éventuellement faire tourner ses baguettes entre ses doigts ou les lancer en l’air un truc déjà énorme pour un batteur !

On pourrait donc penser que tout vient d’être dit sur le bonhomme. Ce serait négliger quelques détails.

Julien n’est pas son véritable prénom. C’est juste le nom de scène qu’il a choisi pour se faire connaître comme perfect drummer des Perfect Stranger ces rock stars bien décidées à laisser une empreinte indélébile dans l’histoire du rock, faisant s’embraser les scènes les plus mythiques, du Madison Square Garden à Montreux en passant par Wembley (il est prévu qu’il soit reconstruit à l’identique spécialement pour leur prochain World Tour).

En fait, ce type, vous l’avez très probablement déjà rencontré dans votre vie si vous vous êtes un jour intéressé à la seule et unique zic’ qui vaille celle qui se martèle à coups d’amplis crachant le feu et de batteries lourdement puissantes le Hard Rock.
Sous des pseudos aussi variés que Keith Moon, John Bonham, Ian Paice (aujourd’hui remplacé par un homonyme sans envergure), Phil Collins (avant que le chanteur de Genesis, un irresponsable, ne lui pique son nom, ce qui eut pour effet de priver cette formation d’un génie artistique sans équivalent), Lars Ulrich (dont la doublure actuelle n’est qu’un ersatz insipide qui plonge les membres de Metallica dans d’interminables dépressions), Clive Burr (un individu peu fréquentable répondant à l’étrange nom de Nicko McBrain l’a depuis expulsé d’Iron Maiden à coups de poings), Mike Portnoy (passe-temps de notre batteur qui, dès qu’il s’ennuie, propose ses services à Dream Theater, histoire de se détendre avant de passer à d’autres affaires autrement plus sérieuses). Mais énumérer toute la liste ne serait que de peu d’intérêt, sa modestie l’en a convaincu. Et puis il importe surtout pour vous de savoir qu’il a désormais décidé de propulser les Perfect Stranger vers les sommets.

Concernant l’histoire de sa vie, il faut bien avouer que celle-ci est nous est assez mal connue, trop souvent noyée sous les anecdotes plus ou moins fantaisistes, parfois sordides (certains, à l’esprit quelque peu pervers, racontent à qui veut bien les croire qu’il aurait un jour vomit dans la piaule de son chanteur un sinistre personnage qui, dit-on, vit en permanence sous perfusion de vodka et mange des bâtonnets findus tout en jouant à Quake).

Le certain ne nous est avéré en fait que depuis 2004, lorsque notre batteur, achevant on ne sait trop quelle tournée internationale, débarque à Rennes. C’est dans un bouge mal famé qu’il fait la rencontre d’un redoutable escrimeur grandiloquent qui lui montre, entre autres talents, celui de jouer du luth avec une dextérité peu commune. Le mystérieux batteur le convainc rapidement de brancher son instrument sur un ampli. L’escrimeur, impressionné et enthousiasmé par le son qu’il découvre, est tout de suite séduit par l’idée de fonder un groupe. C’est la rencontre avec deux frères originaires du Minnesota, « Pierre » (tapé par) « Rémi », qui vient concrétiser le projet.

Voici donc la petite troupe presque au complet (elle attend son chanteur « hors-norme »), qui commence déjà de faire trembler les murs de la salle de répétition d’Acrorock prélude au déluge rock’n rollesque qu’elle s’apprête à répandre sur toutes les scènes du monde.


Juste un dernier détail - d’importance ! - à signaler : notre batteur est un buveur de bière (pour ne pas dire un soiffard guidé par ses seuls instincts alcoolisés).


 

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